FORCE INSTINCTIVE ET CONSCIENCE INTUITIVE

 

Introduction : Je tiens à préciser que ce Partage même s’il peut inspirer certains et certaines dans cette période singulière, ne se veut pas être une analyse de notre situation présente au printemps 2020.

Des discours spéculatifs sur notre avenir pleuvent dans tous les sens et peuvent faire craindre le pire comme le meilleur.

Mais force est de constater que « Personne » ne peut prédire avec exactitude notre futur. Au mieux nous pouvons avoir accès, par bribes intuitives ou triturations analytiques, à ses potentiels.

Mais nous savons tous qu’un potentiel peut ou pas s’actualiser.

Tout ceci me fait penser à cette histoire qui nous renvoie aux prédilections de Paco Rabanne, couturier de renom et extralucide, qui avait annoncé la fin prochaine du monde dans son ouvrage “1999, le feu du ciel”. L’homme prédit qu’à 11h22, le 11 août 1999, la station spatiale Mir s’écraserai sur Terre, cependant, comme l’histoire le retiendra… il n’en fut rien.

Je ne cautionne pas ce genre de déclarations « à tue-tête », qui le plus souvent fixent dans la peur les plus fragiles d’entre nous et n’apprennent rien de nouveau sur les manipulations faites dans ce monde, à ceux qui sont le moins endormis.

Mais je reste persuadé que cet homme est un génie et que ses visions n’étaient pas inexactes.

Il manquait « juste » un élément important à son histoire, c’est le fait que la matière prenne son origine dans les mondes invisibles et que par conséquent nous ne sommes pas seuls à œuvrer à l’équilibre des forces en mouvement sur cette Terre, dans l’univers et dans notre petit corps.

Seulement nous sommes parfois tellement imbus de nous-même que nous prenons nos rêves, nos prémonitions, nos phantasmes pour des réalités.

Avoir accès au réservoir « astral » des potentiels du futur a toujours fait parti de l’histoire des hommes, chaque chef de guerre avait ses devins, ses oracles qui a coup de divinations savaient stimuler les troupes en s’appuyant sur leurs visions/potentiels.

 

La question qui se pose, est : toutes ces informations te fixent-elle dans la peur ou bien stimulent-elle ton audace et ton courage, t’amènent-elles dans la dimension animale instinctive ou bien vers celle, intuitive, de valeur fraternelle ?

 

Ce texte, qui ouvre une petite réflexion sur la notion de l’instinct et de l’intuition, est un cours extrait d’un livre à paraître fin 2020, qui trace une cartographie subtile de l’Être.

Pour l’occasion, j’ai juste adapté et raccourci le texte initial pour que cela soit plus digeste, mais il est évident que de nombreux points appellent à être développés en détail et le sont dans le texte initial.

 

Ma quête, dans l’ensemble expérimentale depuis 30 ans, sur les mécanismes et les phénomènes de la conscience via le physique, la matière et les énergies m’amène à Voir que nous ne sommes pas uniquement composés et structurés de matières organiques/physiques qui seraient traversées par des pensées hasardeuses !

L’image d’un fractal ou d’un ensemble de poupées russes juxtaposées serait plus rapprochant, et ma perception est que chacune de ces poupées, qui pourrait s’apparenter à un véhicule de conscience, sont contenues par des membranes de natures denses et subtiles, visibles et invisibles qui rayonnent et absorbent des énergies de nature diverses.

Bonne lecture.

Renato Pappalardo

Le 16 avril 2020

 

 

Dans cette cartographie subtile de l’être, des questions devraient être posées autour des dimensions « instinct » et « intuition ». Comment notre recherche personnelle, un travail sur soi, les soins que nous recevons parfois et nos pratiques individuelles internes peuvent-elles nous aider à maitriser – ou, du moins, dans un premier temps à « comprendre » cellulairement – les forces instinctives d’une part, et les capacités intuitives d’autre part ?

Que nous révèlent ces deux niveaux ?

Quelle différence y a-t-il entre instinct et intuition, et quelles sont leurs spécificités subtiles ? À quel niveau de l’être sont-elles « rattachées » – si on peut l’exprimer ainsi ?

 

La dimension dans laquelle nous vivons la plus part du temps, nommée conscience ordinaire ou statique, ne révèle pas grand chose a moins de tendre l’Oreille et d’apprendre à Voir au delà des apparences.

Pour les septiques que je comprends, car malgré ma foi j’ai eu moi aussi à traverser le voile du doute, je dirai que tout ceci est quand même lié à un entrainement et à une discipline personnelle, non intellectuelle, accessible, pratique et facile à expérimenter.

Considérant cela, l’exercice de lecture de ce partage vous offre la possibilité de ne pas chercher à comprendre avec votre dimension cérébrale, c’est-à-dire par le raisonnement, mais plutôt de laisser l’information résonner en vous – ou pas.

Donc, à vous de jouer maintenant, avec cet « exercice » pratique !

 

Le langage populaire a bien intégré la distinction entre les deux niveaux, instinct et intuition. Profondément ancré chez l’humain, l’instinct se résume souvent à la survie. L’intuition, quant à elle, fait généralement allusion à un 6ème sens, en lien avec la dimension que nous appelons le Maître, la boussole ou le guide intérieur.

En allant un peu plus loin dans la perception des qualités énergétiques inhérentes à ces deux niveaux, nous découvrons des liens avec au moins deux forces ou états vibratoires distincts, soit l’énergie Vitale et l’énergie Psychique/Mentale. De façon générale, nous entendons souvent que l’être humain, pour maintenir une bonne santé, doit entretenir son énergie vitale. Seulement ce raccourci tronque une partie de la vérité car étant parfois mal compris il peut entrainer des personnes à chercher des ressources pour leur santé et leur équilibre uniquement au niveau vital.

 

Ce que l’on appelle « énergie Vitale » est en lien avec le plan existentiel, horizontal de l’incarnation – et donc avec la notion d’enracinement corporel – et que l’énergie appelée « Psychique/Mentale » serait, elle, alignée avec le plan de l’esprit, vertical de l’évolution – où l’on peut déjà pointer la notion d’ancrage psychique de valeur SupraMental. Le Mental à ce niveau-là n’est pas à prendre au sens au nous l’employons le plus souvent (capacité d’analyse et de déduction) du petit moi proche de l’intellect humain, mais d’un plan supérieur de l’Être ouvrant à des perceptions et des potentiels encore peu explorés de nos jours.

 

L’instinct et le Vital sont intimement liés à la conscience-matière, alors que l’intuition et le Mental concernent la conscience-esprit.

L’information à retenir ici n’est pas de nature dualiste, car instinct et intuition devraient être accessibles à tout un chacun. Dans une civilisation d’individus naturellement connectés à « l’Energie », force et énergie Vitale et Mentale circulent tout simplement de façon harmonieuse et ouvrent l’accès au plan spirituel.

 

Maintenant pour revenir à l’instinct, voici un cas qui l’illustre sans équivoque : si j’approche ma main d’un feu, à un moment donné, quand elle sera trop près, un réflexe plus fort que ma volonté personnelle me fera la retirer instinctivement, en raison de l’intensité de la chaleur.

Ce phénomène n’a rien à voir avec l’intuition : c’est instinctif, irréfléchi. Est-ce « Moi » qui me préserve ou bien serait-ce le principe vital – ou conscience-matière – inhérent au corps physique qui se préserve lui-même ?

La puissance considérable de l’instinct constitue une clé de survie des espèces, c’est un principe et, en même temps, un aspect vital. Cependant, pourrions-nous prétendre évoluer, au sens noble du terme, avec l’instinct comme unique guide ? Qu’entendons-nous au juste par évolution ? Est-ce que s’adapter à son milieu naturel a une valeur d’évolution-d’élévation ?

 

Le chaos et l’anarchie n’existent pas dans le règne animal : l’élément central qui maintient l’équilibre se résume simplement à la loi du plus fort. La nuance avec le règne humain est que, chez l’animal, la soumission et le combat ne sont pas des dysfonctionnements névrotiques et pathologiques, ils sont simplement l’expression de cette loi d’équilibre issue du vital et de l’instinct de survie, puissamment stimulée par des forces instinctives et primitives, elles-mêmes reliées à l’énergie vitale de la planète.

Peut-être le chainon manquant entre ces deux règnes est-il la conscience évolutive d’ou résultent le discernement entre le bien et mal !

Il est clair que les hommes, au fil des âges, ont connu des modes de vies tribaux très similaires à certains groupes d’animaux. La présence de la conscience chez l’humain, toutefois, fait ou devrait faire toute la différence entre les deux règnes.  Mais justement, l’une de nos erreurs est peut-être de nous calquer au règne animal !

Le fonctionnement dominant/dominé, naturel dans la vie instinctive animale, a basculé dans le domaine pathologique chez l’humain avec le grand classique binaire du bourreau et de la victime. On le voit également avec le déplorable « œil pour œil et dent pour dent », déclinable à toutes les sauces et dans toutes les strates de la société, que ce soit entre individus, groupes ou nations. Ici, peu importe la culture et les frontières, il y a un large consensus tacite à propos de cette loi du Talion, validé sur l’ensemble de la planète – mais fort heureusement pas dans le cœur de tous les individus.

 

C’est indéniable, l’humain porte dans ses profondeurs la mémoire des principes et énergies primitives. Ces principes, accumulés dans les grilles telluriques de la Terre, portent une forte couleur instinctive très présente dans le règne animal. Ces forces primitives détiennent une puissance phénoménale : rappelons-nous qu’elles créent et animent aussi bien les volcans, les tremblements de terre, que les tsunamis !

 

De telles forces, mises en mouvement et en lien avec les centres énergétiques (chakras) inférieurs liés aux besoins fondamentaux de l’être humain, peuvent gravement bousculer les structures caractérielles et ainsi faire jaillir des réflexes, lorsqu’elles ne sont pas maîtrisées – comme c’est généralement le cas chez l’humain. L’instinct est polarisé et même s’il nous permet des élans de vitalité positifs en cas de réelles nécessités, il a comme « talent » de venir taper dans le réservoir des peurs multiples embusquées dans les couches de notre inconscient, ou instinct de survie et peur de la mort sont intimement imbriqués.

 

La peur est une émotion dont la fréquence est en prise directe avec le corps physique, ce qui la rend si complexe à gérer avec le rationnel.

T’entendre dire en ce moment, « n’ai pas peur, tout va bien se passer », peut être dangereux, car la peur est aussi un guide pour préserver la vie à un certain niveau, ne pas en prendre compte serait risqué et immature.

C’est évident que tout le monde aimerait être sans peur et rempli de courage. Mais la réalité est autre. Rester debout les pieds au bord d’une haute falaise – ou d’un vide abyssal – demeure une position que très peu d’entre nous arrivent à supporter. Ils sont incapables de gérer la sensation de fuite énergétique au niveau des jambes – on appelle cela « le vertige ». Même en sachant que l’on ne craint rien, l’épreuve reste souvent insurmontable, c’est irrationnel. Pour d’autres, ce sera simplement de prendre l’avion et encore pour d’autres de se laisser absorber devant un écran diffusant des informations morbides et toxiques.

 

Le réflexe est parfois si puissant que la personne subit une immobilisation totale, qui peut glacer le corps, déclencher des réactions violentes et/ou impacter notre système de défense immunitaire.

L’instinct, combiné aux réflexes, est une force magnétique d’origine tellurique d’une puissance à ne jamais sous-estimer. Il peut aisément nous écarter d’une dimension pleinement rationnelle, avec perte de maitrise totale de nos systèmes. Et ne perdons pas de vue que la raison à bien sa place dans notre vie intime et collective. Cependant, nous le savons, certaines informations et techniques corporelles nourrissent cette dimension instinctive, reflexe et animale en nous, un exemple : regarder des films d’horreurs et d’épouvantes, ou une émission où les animaux sauvages se chassent, tout ceci peut être « sordidement » excitant.

 

Il importe vraiment de garder sa vigilance afin de ne pas nourrir indument la sphère instinctive, profondément en phase avec l’énergie vitale. Sinon, nous pouvons demeurer dans une réelle souffrance car, même si nous nous habituons à tout, cette fréquence reste immanquablement à fleur de peau, à un cheveu d’ouvrir sa porte à des débordements psychiques négatifs, à des excès de panique ou encore à des émotions chaotiques.

 

Ces comportements propres à l’humain – que l’on pourrait pourtant facilement qualifier d’inhumains ! – n’ont rien à voir avec une quelconque intention d’évolution ni avec l’intuition. Nous pouvons seulement être témoins des affres de ces comportements abusifs des « mondes du bas », consécutifs du dérèglement des centres énergétiques inférieurs, stimulés par une pulsion/vital, non canalisée, qui transite via le système nerveux et devient incontrôlable.

 

La psychologie essaie de comprendre ces phénomènes depuis des décennies, quant aux traditions de Sagesse elles relient cela au fait de subir une « liaison », non souhaitée, la plupart du temps, avec le plan du bas-astral. Mais qu’est ce que le bas-astral ?

Et comment décrire une « réalité » non visible lorsque nous passons le plus clair de notre temps dans l’aspect matériel de la création ou encore dans « des fuites virtuelles » par le biais de la télévision, des séries, des jeux virtuels, de nos Smartphones et d’addictions multiples ?

Quoi qu’il en soit, ces actes instinctifs et destructeurs se manifestent invariablement chez un individu qui n’est pas aligné intérieurement avec sa « source », provoquant ainsi un excès de zèle dans une surenchère du Moi – dont la longue liste des comportements impulsifs n’a plus besoin d’être énumérée. Mais là aussi que veut dire sa Source ?

 

L’être humain a cette faculté de s’adapter à tout, l’adaptation fait partie de nos réflexes innés : nous nous adaptons tout autant à un monde de paix sociale, qu’à des sociétés où règnent les conflits et la guerre – comme c’est le cas sur Terre depuis des siècles. S’adapter tient plutôt de la survie, qu’à un processus d’évolution en tant que tel – même si un contexte de survie peut faire partie d’un chemin d’évolution, individuel ou collectif.

 

La force de l’instinct, avec sa prompte réactivité, peut nous sauver la peau en cas d’urgence. Bien qu’il soit salutaire dans certaines circonstances, l’instinct contient des pièges, surtout lorsqu’il joue le rôle majeur de guide pour nous diriger dans les affaires quotidiennes. Sa magnifique force magnétique lui donne un puissant charisme, et certains en usent admirablement en se reliant également à leur intuition. Ce tandem instinct-intuition révèle parfois la grandeur d’âme exceptionnelle d’un individu, plein de vie et de liberté.

L’instinct est essentiel à la préservation de la Vie, l’intuition est la porte donnant sur la Liberté intérieure.

Cependant, une personne mue uniquement par un fort instinct de préservation ou de conservation, risque de manifester des travers comme, par exemple, un sentiment et un comportement de toute-puissance liée à une forte attraction vers le savoir et le passé.

Un tel sentiment de savoir, combiné à une forte intelligence analytique – sans une vision globale nourri par une conscience supérieure –, provoquera à coup sûr une tendance majeure chez cette personne à rester fixée sur un idéal de vie passé où le reproche et la frustration vis-à-vis du présent est constant, voire la base même de sa pensée.

L’illusion, dans un tel niveau de conscience, consiste en la recherche désespérée d’un futur devant ressembler à une époque connue, une période vue comme idéale du passé. Il existe évidemment des degrés plus ou moins forts dans ces comportements : du plus radical au plus modéré. Toutefois, même si la forme manifestée est nuancée, le fond idéologique reste le même.

Il n’est pas interdit de rêver ni d’idéaliser la vie communautaire, tribale ou en solitaire que nous avons connu dans le passé – à l’identique aussi de certains animaux vivant en meutes ou isolés. Ce qui importe, c’est que les modèles sur lesquels nous pourrions édifier une nouvelle civilisation incluent la volonté de repousser les frontières du connu, donc d’être disponible à l’inconnu, de déboulonner les ancrages du passé et de dissoudre les mémoires obscures du temps qui continuent d’entretenir les peurs – sinon l’on peut prévoir, sans grands risques de se tromper, que nous reconstruirons de nouvelles forteresses, châteaux et remparts. Nous ne retomberions alors que dans les modèles désuets du passé, qui ont brillamment fait leurs preuves d’inadéquation systémique à l’épanouissement harmonieux de l’ensemble des individus.

 

Libre à chacun, bien sûr, de « réessayer » ce modèle avec le/la chef ou le/la patriarche du groupe, ou encore celui de l’ermite isolé, pour y comprendre un rouage (karma) qui lui était passé inaperçu. Dans une telle démarche, se jouent dans l’inconscient, que ce soit individuel ou collectif, les notions de survie/évolution, d’instinct/intuition, de peur/foi ou de réflexe / conscience et, de façon plus subtile, les notions de modèles passés et connus ou de futurs imaginaires et inconnus.

 

Aujourd’hui, il n’est plus à douter que l’humanité se situe à l’aube d’un nouveau cycle de maturité. Et la question, qui se pose et se posera dans les années à venir, c’est de savoir si nous choisirons l’Évolution.

Donc fini les habitudes, le train-train, la jalousie facile, l’égoïsme tyrannique, le Moi vital, en choisissant de fermer la porte, en conscience, à l’ancien pour nous ouvrir au Nouveau, ce que certains nomment la nouvelle Terre, ou bien va-t-il créer une nouvelle stratégie d’Adaptation pour rester dans le connu ?

Dans ce mouvement planétaire et dans ce changement de fréquence, aussi bien l’autonomie psychique, qu’émotionnelle, ou la réalisation de l’âme individualisée, se montrent tels des potentiels pleinement réalisables.

 

Selon l’envie, la motivation et le libre arbitre de chacun, des voies s’ouvrent aujourd’hui à nous avec, en trame de fond, un esprit de fraternité qui n’a rien à voir avec l’esprit clanique ou tribal que nous avons tous connus – avec sa forte tendance à nourrir une pensée unique, aussi baba cool soit-elle. Ici, « esprit de fraternité » désigne simplement la capacité de reconnaître que nous faisons partie d’un groupe, celui de l’humain, hors de toute division raciale, ethnique, idéologique ou autre.

L’évènement planétaire que nous vivons en ces instants ne prête plus à équivoque, lorsqu’il y en a un qui souffre tous souffrent, alors peut être que cet ancien credo très peu utilisé, mais inspiré à l’époque du roi Louis XIII dit « le Juste », pourrait être remis au gout du jour : « Un pour Tous, tous pour Un ».

 

Pour réveiller nos centres énergétiques du haut et bénéficier de leurs qualités, en autres de Voir cette entité « Une » que nous sommes, l’énergie vitale ne suffit pas. À notre époque, malgré la recherche de changement, on s’obstine inlassablement à tout miser sur la vitalité : c’est un véritable écueil ! En effet, sans un minimum de centrage psychique, d’impeccabilité, de morale, de discipline, de « véritables » guides extérieurs en qui avoir confiance ou d’avoir été touché par la Grâce, appréhender les plans du haut reste très hasardeux.

 

Et si l’objectif de nos vies était d’apprendre à aimer… Aimer émerge d’une réelle capacité à faire fondre les peurs instinctives non fondées et les croyances primitives de la peur du manque. C’est toujours de cela dont il s’agit : peur de mourir, de perdre la notoriété et la puissance d’une renommée ou l’exclusivité d’une technique, d’une philosophie, d’une mode, d’un mouvement, d’une relation, ou encore peur de n’appartenir à aucun groupe, de rester isolé, etc.

 

Mais comment faire fondre nos peurs et le charriots de croyances que nous trimbalons ?

 

Ces dernières ne sont pas des certitudes, mais plutôt des idéaux que l’on protège faute de posséder autres choses, comme par exemple une vision d’ensemble et d’accéder, aux potentiels de notre Présent-futur, plutôt que de subir dans notre corps le Passé-Présent.

Sans une réelle prise de conscience de l’unité à partir des mondes du haut, il faut admettre qu’il n’est pas facile de lâcher-prise et de s’assagir. Nos systèmes reliés à la base – aux mondes du bas de par notre naissance – nos besoins fondamentaux et notre corps physique, sont profondément imprégnés de réflexes continuellement stimulés par les mémoires véhiculés, de générations en générations, de filiations de sang en filiations et par les éléments des forces primitives et instinctives de la Terre.

 

Diriger notre regard plus souvent vers la voute céleste et nous laisser inspirer par les cieux et les étoiles, n’est pas un acte irresponsable, bien au contraire ceci pourrait alléger la densité que nous créons sous nous pieds par notre gravité de pensée.

 

Accéder aux plans supérieurs de l’évolution de l’être, qui constituent des étages de nous-mêmes, s’effectue avec un minimum de volonté et un maximum d’engagement par un travail spécifique en énergie et en conscience. Sachant que la conscience se nourrit d’énergie, de quelle énergie a-t-elle besoin pour grandir, sans perdre la singularité de chacun.

Sortir volontairement d’une conscience statique locale pour s’engager dans une conscience dynamique globale, voilà une étape concrètement possible, à tous, dans ce début de 3ème millénaire. Ce processus amène la possibilité aux centres du bas de croître, en rehaussant leur fréquence vibratoire.

Il en résulte, avec le temps, une capacité consciente de maîtrise de ses pulsions, consécutive à l’installation épurée d’un sens de la morale et d’un juste discernement entre le bien et le mal. Cerise sur le gâteau, dans cette démarche tous y gagneront en intuition et en esprit d’anticipation.

 

Lorsque la liaison sera faite entre nos différents plans, que nos centres énergétiques seront harmonisés, que les énergies complémentaires seront accessibles, que les capacités du Mental seront réveillées, nous seront alors, (je sais que certains vont sourire à la lecture de ces mots), à l’aube d’une humanité ayant accès à des capacités hautement évoluées de type télépathie, de lecture à distance, …, mais surtout cela ouvrira une perspective vers une nouvelle médecine énergétique.

Même si nous n’en sommes pas encore là, trop de barrages et de doutes faisant encore oppositions… force est cependant de constater que les barrages sont en train de se fissurer.

 

« Voir » dans ces plans supérieurs signifie essentiellement que l’intuition nous guide.

En effet, qu’est-ce que l’intuition, sinon un scénario de nous-mêmes « vu » ou « ressenti » dans un futur de nous-mêmes, dont la finalité est réalisable et expérimentable si nous suivons cette guidance ?

La perspective qu’offre un tel travail de recherche en soi est infinie.

Il n’y a plus besoin de prendre l’avion pour voyager : tout se passe à proximité, de façon intime, c’est-à-dire entre notre glande pituitaire et notre glande pinéale ! Entre l’aspect matière terrestre et l’aspect énergie universelle. Voilà une destination qu’il est temps d’effectuer.

Cette recherche intérieure ainsi que les applications individuelles et surtout collectives qui en découlent, constituent une matière première disponible, un « anti-virus » que nous pourrons intégrer au plan de transformation de nos peurs et des énergies dépressives stimulées de façon incontrôlable – jusqu’à maintenant – par les combinaisons des forces instinctives et telluriques, d’une surabondance d’informations en tout genre et de pollutions diverses.

 

L’idée n’est pas de se couper du passé, ou d’essayer de l’oublier, ni de s’enfermer dans un hypothétique futur. Avoir la capacité de décrocher et de libérer les empreintes du passé signifie de poursuivre son chemin le cœur plus léger et en sécurité.  

 

Dans ces conditions l’âme humaine peut grandir et se relier à des plans de conscience de nature totalement différente des dimensions qu’enferment certains souvenirs où la pensée se trouve prise en otage et tourne en boucle dans un interminable feuilleton suranné.

Relier des plans visibles et invisibles, inferieurs et supérieurs, dont la nature, les qualités énergétiques et la conscience sont distincts, permet surtout de trouver sa place et de rester disponible au présent de façon plus centré.

Délestés ainsi des mémoires lourdes du passé, de tendances obscures nous avançons alors sans la projection et les peurs d’un futur à scénario catastrophique.

 

À la lumière de ce que nous venons de voir, il en ressort qu’un lien fort existe entre le règne animal, les pulsions, l’instinct, les réflexes, l’inconscient, les énergies primitives et vitales, et notre sang. Comme beaucoup le savent, le sang joue un rôle majeur dans l’équilibre de notre santé. La structuration énergétique de l’humain est complexe mais ce que l’on peut retenir à ce stade de la lecture, c’est l’implication qu’il y a entre le sang, les canaux de distributions (les nadis), l’Energie (universel, rayons, éléments), le prana (la Lumière) et les centres de forces (chakras).

C’est par ces canaux de distribution, reliés aux centres de forces et qui font circuler le prana, que le sang est nourri en qualité énergétique, à condition d’avoir un corps énergétique non pollué. Le sang est vivifié et nourri par les éthers et par le vital.

Là où il y a du sang, il y a de l’énergie, là où il y a de l’énergie, il y a du sang.

D’ailleurs, certaines traditions ainsi que des initiés plus contemporains, avancent que le sang est le réceptacle de l’âme. Quoi qu’il en soit, le sang apparait clairement comme une clé essentielle de notre santé, tout comme de notre équilibre physique et psychique et, par liaison naturelle, de notre projet d’évolution.

Si le sang est le réceptacle de l’âme, il est assez facile de comprendre que nous devons faire en sorte qu’il reste clair et fluide, donc de veiller à ne pas l’intoxiquer. En partie de notre niveau de vitalité dépend la qualité de notre sang et, incidemment, une valeur sanguine hautement nourrissante qui procure une forme d’harmonisation à nos systèmes physiques et énergétiques de base.

L’énergie vitale est fondamentale : c’est elle qui fait circuler le sang et les multiples fluides organiques de façon harmonieuse, en réchauffant et en dynamisant tous nos organes.

L’énergie vitale, quant à elle, est nourrie, entretenue et vivifiée de cinq façons, toutes à la portée de quiconque veut bien en faire l’effort :

  1. Marcher dans la nature
  2. Manger des aliments sains et naturels
  3. Boire de l’eau de qualité
  4. Respirer en conscience
  5. Recevoir une dose régulière de soleil extérieur

 

Si vous vous retrouvez dans ces cinq actions alors, oui, vous cultivez votre énergie vitale. Dans l’ensemble, les Occidentaux – et les résidents d’autres pays dits « développés » – ont la possibilité, à différents degrés selon la région ou le pays, de pratiquer assez facilement ces cinq recommandations.

Malgré les bienfaits et l’intelligence que ces gestes procurent, cela ne fait pas forcément de nous des meilleures personnes, bonnes et justes. Car il ne suffit pas d’intégrer ces cinq pratiques dans son quotidien pour atteindre la maîtrise de ses émotions ni de canaliser les pulsions primaires qui pourraient nous traverser – je parle bien sûr des pulsions liées aux énergies instinctives, et véhiculées par l’énergie vitale. Chacun de nous peut se poser un petit instant pour être au clair avec ceci.

L’inverse est aussi vrai : si les cinq piliers de l’énergie vitale ne sont pas respectés ni entretenus, il y a de fortes possibilités pour que, le temps passant, des énergies dépressives – yang ou yin, peu importe – s’implantent et vous colonisent sur les plans physique, émotionnel ou mental, voire tous les trois à long terme.

 

La vitalité est un niveau de l’énergie universelle. Pour être plus précis, c’est le niveau d’énergie le plus près de la Terre, des champs telluriques et de la densité. Ces énergies sont indispensables à toutes espèces, au prorata de leur projet d’évolution et des systèmes physiques, intellectuels, mentaux et subtils dont elles ont besoin pour se nourrir.

La vitalité favorise également le développement des perceptions, car n’oublions pas que les cinq pratiques de base nous nettoient, commencent à déloger les scories et les éléments alourdissant de certains organes – comme le système digestif, par exemple, mais aussi le foie et la rate qui ont une fonction majeure dans le rehaussement énergétique du sang.

Comme beaucoup de choses dans le plan de réalité de notre monde terrestre, ce qui sert un temps peut parfois desservir à un autre moment. Aussi, se concentrer sur la note du vital est important à condition de développer parallèlement la vertu, la morale et la droiture, mais comment ? Cela s’accomplit, entre autres, par le Service, mais cette notion est encore complexe à saisir.

Et il y a, de façons plus accessibles, la pratique de ce l’on pourrait appeler la méditation nous permettant de devenir maître de nos pensées tout en apprenant à nous relier aux plans énergétiques de valeur supérieure – qui sont différents de l’énergie vitale de base. Lorsque j’écris méditation, je veux parler de l’art d’amener nos cellules en résonnance avec l’esprit de vérité et non pas d’une improvisation ou les yeux fermés nous créons une apparente stabilité du corps physique alors que sur le plan de la pensée, des idées et du mental c’est Hiroshima dans les plans éthériques !! Et ne nous leurrons pas, les orientaux et les occidentaux n’ont pas les même aptitudes, facilité, affinité et capacité à manier cette science de la méditation. Si cela est inné et culturel pour certains, pour d’autres écouter et apprendre à se discipliner sera déjà une première étape.

Sans ce mouvement volontaire d’aller chercher des énergies encore plus puissantes que le vital, le piège est de gonfler en énergie-pouvoir, ce qui nous agitera dans tous les sens. Au contraire, si nous gagnons en force Mentale, donc en énergie-puissance, nous sommes de plus en plus centrés, dans un espace de sécurité intérieure.

Apprendre à concentrer l’énergie vitale selon des techniques, gestuelles, des postures, des massages peut être guérissant pour certains maux. Toutefois, concentrer à outrance l’énergie vitale sur des segments corporels et des centres de forces (chakras) peut devenir en soi problématique, car nous pourrions renverser ainsi l’équilibre acquis de façon naturelle voire même créer ou accentuer des maux dans ces parties et les systèmes qui les concernent.

À l’origine, les danses sacrées, le yoga, les arts martiaux et des voies de toucher/énergie sont magnifiques et pleinement complètes dans leurs connaissances. Ceux sont de réels catalyseurs de forces et d’énergie, et sont considérés comme des arts de réalisation. L’erreur serait de garder seulement la partie technique, valorisante, externe, physique et vitale.

 

Descendre en soi en apprenant la maîtrise interne nous fait réaliser l’importance de faire appel à d’autres forces et d’autres énergies que celles du domaine du vital.

Dit autrement, booster ces énergies vitales sans s’appliquer à développer une conscience plus raffinée équivaux à jouer avec un matériau inflammable sans savoir le faire circuler dans le tout, ni le stocker de façon sécuritaire, voir plus grave, le vital peut nourrir l’ensemble de la dimension inconsciente via les systèmes caractériels actuels, nos défaillances, nos dysfonctionnements, nos masques et nos personnalités qui sont le plus souvent peu positives avec soi et avec les autres.

Il est donc impératif qu’au plus je gagne en vital(ité) et en puissance, au plus je dois veiller à équilibrer les forces du Mental et acquérir une valeur morale bien ancrée, dans un réel sens du respect (et pourquoi pas de l’honneur, à l’image de certains ordres chevaleresques).

Sinon, je risque de me prendre pour ce que je ne suis pas, de créer une tension au niveau de mon cœur et de céder au débordement des pulsions qui seront immanquablement stimulées par l’énergie vitale, elles s’exprimeront alors soit de façons subtiles et aigrement douces soit carrément de façons violentes et vulgaires ; la boucle étant ainsi bouclée.

En fait, tout cela ne fait qu’Un, et lorsque ceci ne fait pas qu’Un, l’« énergie », comme l’on dit de façon un peu basique, va nous jouer des tours. Comme le disait un saint homme, A. Homé : « L’énergie n’est pas conscience, mais la conscience est énergie. »

 

Souvent, les gens ne prennent pas vraiment la mesure de ce qu’ils font. Pourtant, stimuler et concentrer l’énergie, sans avoir conscience du dosage adéquat entre les centres de forces, entre le haut et le bas, équivaut à s’amuser avec une loupe, comme un enfant, en dirigeant les rayons du soleil sur un morceau de papier pour l’enflammer ou cramer ses fibres, sans réfléchir aux risques d’incendie, d’endommagement ou d’inflammations.

Pour paraphraser le dicton « science sans conscience n’est que ruine de l’âme », je dirais : « stimulation d’énergie vitale sans réveil des capacités Mentales n’est que ruine de l’âme ou du cœur » ou encore « manipulation énergétique sans conscience sacrée n’est qu’étouffement de nos valeurs morales  ».

 

L’Occident, depuis environ un demi-siècle, a accès à des pratiques puissantes et initiatiques issues de l’Orient. Certaines insistent sur la stimulation de l’énergie vitale par la force du feu Kundalini, cela est très juste à un niveau, mais dans quel but final ? La question est troublante j’en conviens, mais elle propose de réfléchir à l’intention de la recherche. La question essentielle et préalable serait : comment sont réellement préparés les « disciples » – ces pratiquants que l’on pourrait comparer, sans discréditer le sujet, à des chevaliers Jedi ?

Ce n’est peut-être qu’un film, mais je trouve que George Lucas a bien su jouer avec les archétypes et les grands symboles universels. Cette saga cinématographique illustre l’extrême difficulté que certains « porteurs » de la force rencontrent dans la gestion de leurs émotions, ainsi que dans la maîtrise des forces et des énergies pour la diriger vers le bien commun. Nous voyons d’ailleurs dans les différents épisodes que la bonne intention ne suffit pas toujours malgré la présence d’une bonne intelligence.

 

Traditionnellement, les pratiques axées sur le physique et le vital ne sont pas une finalité en soi. Elles constituent plutôt un moyen de nettoyer, de se centrer, d’apaiser et de restructurer des systèmes de base chez l’humain en quête d’« autre chose » de plus grand.

Ce processus de liaison entre vital et mental lui permet ensuite de dompter ses impatiences et ses agitations, de devenir plus léger tout en restant bien enraciné, d’acquérir une stabilité émotionnelle et plus de clarté dans ces idées, de s’ouvrir à la réceptivité de sa polarité féminine tout en gagnant en fermeté. Le chercheur se présente alors « parfaitement » préparé aux voyages vers les mondes du haut, ceux de la sphère spirituelle et qui sait de chercheur peut-être passera-t-il à trouveur !

 

En résumé, voici les questions essentielles à se poser lorsque nous sommes attirés par ces mondes et ces énergies :

– Est-ce que ma recherche m’amène à une meilleure gestion de mes plans psychiques et émotionnels ?

– Ces plans sont-ils assez stables et clairs en moi pour recevoir un afflux de forces sans s’agiter anormalement ?

– Est-ce que mon corps physique et mes cellules sont suffisamment nettoyés et centrés pour recevoir un tel afflux de forces sans tomber malade en déréglant mes « feux internes »?

 

L’essentiel à retenir, c’est que sans force ni énergie Mentale, il s’avère difficile d’atteindre la maîtrise de ses pensées, de ses idées ou de ses émotions, et ainsi de gérer l’aspect pulsionnel et instinctif en soi.

Déjà en tant normal lorsque nous sommes fatigués nerveusement, la pensée peut devenir totalement erratique et l’on pourrait alors se poser la question, qui pense ? Prendre une décision devient alors la croix et la bannière, car la conscience intuitive n’est pas accessible. On se tourne alors souvent à l’extérieur de soi, pour récolter les avis d’autrui, puis se les approprier, afin de se guider. Mais ce qui vient de l’extérieur n’a jamais la force de persuasion de ce qui émerge de notre intérieur.

 

La principale différence entre instinct et intuition, est que l’instinct découle d’une nécessité ou d’une stimulation du monde extérieur – ce qui nous oblige à une réponse réflexe, ou innée –, alors que l’intuition s’affiche clairement comme une guidance de l’intérieur vers l’extérieur, tel un rayonnement émanant d’un noyau en direction de sa périphérie ! Et rappelons-nous que les deux ne font qu’Un.

L’intuitif, pendant un certain temps de sa progression, peut voir à l’extérieur des signes, des synchronicités qui sont comme un appel de preuves ou des attentes de confirmations à ses explorations, jusqu’au jour ou même ces confirmations ne sont plus nécessaires. A un certain stade, je dirai même, que l’intuitif n’est plus assujetti à la manipulation et au mensonge.

 

L’intuition fonctionne comme une antenne, dont on n’a pas toujours conscience.

Très souvent, on réalise son existence après coup, lorsqu’on l’a entendue, mais sans en tenir compte. Faire confiance à sa capacité d’écoute demande un basculement en soi : c’est un réglage qui se fait à l’intérieur du ventre, sous le nombril. Certaines cultures nomment ce lieu le « hara » et nous pouvons aussi reconnaître cette force généreuse et pleine de vie à travers le Bouddha Rieur avec son ventre (tandien) bien présent. Ce centre n’est pas le siège de l’intuition, mais il a cette force de pouvoir nous « planter » en nous-mêmes, ce qui permet un état de sécurité intérieure ou de foi, indispensable, à l’expansion de la conscience intuitive.

 

Pour chacun d’entre nous, il est indispensable d’apprendre à écouter le silence au quotidien. Les thérapeutes et les accompagnants utilisant le toucher, eux, écoutent, en autres, avec leurs mains. Nos mains, entraînées, captent l’information, nous n’avons pas besoin d’ouvrir les oreilles, ni de chercher à comprendre.

Nous sommes invités à suivre notre intuition sans appel. Lorsque nous hésitons, cela signifie simplement que nous avons perdu le lien avec notre intuition.

La sagesse éternelle nous pousse à être disciple de cette intuition et de prendre chaque jour le temps de l’écouter, de la rencontrer, comme notre meilleure amie. Je peux dire sans hésitation que la clé essentielle passe par le silence. Dans un silence ou la force-pensée écarte la densité en laissant passer « l’écharpe d’Iris » (les énergies universelles symbolisées par les 7 rayons de l’arc-en-ciel), l’esprit humain en retour ramène de la Lumière au cœur de chacun, l’écoute intérieure est la source.

 

Le challenge qui va se poser dans les années à venir pour les praticiens, les thérapeutes, les artistes, les scientifiques – mais finalement pour chacun d’entre nous, sera de créer son chemin et de construire véritablement son axe de travail en dehors de toute référence, sans crainte, en apprenant à écouter son intuition pour arriver à notre vérité.

 

Notre contribution au monde est notre travail de soin. Soin avec conscience ne veut pas dire devenir thérapeute ou praticien, peu importe la forme que vous allez créer, pour partager vos soins aux autres : pétrir du pain, balayer des jardins, composer, bâtir des maisons, faire du commerce, cuisiner, enseigner, jardiner, faire respecter les règles, protéger, etc. Chacun a et aura sa manière de redonner ce qu’il a reçu.

« Dette », un mot souvent lié au plan de l’instinct, de la famille, du clan, est à exclure de notre vocabulaire, même si le poids du passé, des traditions demeure palpable. La notion de dette nous maintient dans la culpabilité et l’illégitimité de devenir maître de nous-mêmes, de devenir une source inspirante pour le reste du monde.

Prendre soin, c’est guider, accompagner et soulager.

Un soin est comme une transmission, et transmettre c’est se mettre à la disposition pour que l’autre puisse recevoir le meilleur, le Divin n’ayant pas peur des mots. Certains hommes et certaines femmes sont des transmetteurs, ils ont cette capacité à relier l’individu au cosmos et à sa voie, à sa vocation.

L’idée est de simplement mettre au monde ce qui se conçoit sur un autre plan.

Seul l’amour et la conscience guident, et les mains – comme la parole, l’attitude, l’accueil et la tendresse –  sont les moyens de transmettre.